Au lendemain du Startup Weekend

J’ai participé au Startup Weekend qui avait lieu en plein centre ville d’Orléans à l’hôtel Dupanloup.

Startup Weekend Orléans

Un Startup Weekend, c’est un challenge qui réunit des gens de différents horizons pour qu’ils se rencontrent et avancent ensemble sur un projet de création d’entreprise.

L’événement est encadré par des mentors, des experts reconnus dans leur domaine d’activité ou dans la création d’entreprise, qui font office de coach pour les participants.

L’objectif pour les participants est de convaincre un jury de la pertinence du projet en 4 minutes de présentation, le pitch.

Au lendemain de ce week-end, je dirais que faire un Startup Weekend, c’est prendre un gros ballon d’oxygène quand on est en train de réfléchir à son propre projet de création. C’est être plongé dans un environnement qui nous pousse à prendre des risques, à avancer plus vite, et nous prouve que la réussite est possible à condition de se poser les bonnes questions.

Je n’ai pas présenté mon propre projet sur le Startup Weekend, mais c’est décidé, je vais le faire dans 10 jours au flash-tests du salon RCOL et au coucours de pitch Pentalabbs deux semaines plus tard.

L’arrivée

J’arrive le vendredi à 18H, frais et dispo, dans un cadre exceptionnel. Je ne connaissais pas le lieu, mais l’hôtel Dupanloup est vraiment classe pour réaliser ce genre d’événement. C’est valorisant pour nous, on se dit qu’on met les moyens pour nous faire réussir !

Pourquoi je n’ai pas présenté TicTac Planning

J’ai fait le choix de ne pas présenter mon propre projet. D’une part, parce que j’ai déjà bien avancé sur le développement et sur ma réflexion stratégique, et d’autre part parce que je voulais faire ce weekend pour me détendre et changer de sujet. Rencontrer du monde, me présenter en tant qu’expert technique et m’amuser, voilà quels étaient mes objectifs.

Les idées de projet

Le weekend commence par la présentation et la sélection des projets. Certains ont vraiment retenus mon attention :

  • WhatWhat, l’application qui dit Tu fais quoi, quoi ?, pour savoir ce que font tes amis et s’ils font la même chose que toi.
  • Ma buvette, l’application pour commander et payer sa frite et sa bière à la buvette du stade de foot.
  • Gardian Angel, le casque de moto qui appelle automatiquement les secours et signale la position en cas de chute.

Le choix du projet est difficile. Il faut surtout intégrer une équipe qui a besoin de vous. Inutile pour moi de rejoindre un projet déjà constitué de deux développeurs. Inutile aussi d’aller sur des projets qui n’ont pas vraiment besoin de moi.

J’ai finalement choisi de rejoindre Moolyns, la plateforme de mise en relation pour ceux qui cherchent des espaces temporaires de travail (Bureau, Atelier, Studio photo) et ceux qui possèdent ces locaux. Moolyns, c’est un peu le Airbnb du local de travail. Présenté par Baptiste, j’ai choisi ce projet parce qu’il avait besoin d’un développeur, parce qu’il n’était pas commencé avant le weekend, et aussi parce que Baptiste est le premier avec qui j’ai discuté dans la file d’attente.

L’équipe

Les équipes se forment naturellement, en fonction des compétences et de la motivation de chacun sur les différents sujets.

Travailler avec des personnes de formation et de culture différente, ça change vraiment. Pour Moolyns, on avait :

  • Pharrel, le rappeur, DJ, youtuber et blogueur récidiviste, tout ça avec une tête bien remplie et les idées qui fusent.
  • Julien, le designer déjà équipé en IPad, qui vient de monter son réseau d’indépendants avec ses amis entre Paris et Bruxelles.
  • Magali, la jeune femme néanmoins expérimentée en création d’entreprise, gestion et communication.
  • Florian, le petit jeune qui sort d’une école de design spécialisée dans les maquettes d’architectures, avec un certain talent graphique, et qui n’a même pas de compte facebook/twitter. Chapeau l’artiste !
  • Baptiste, le développeur qui aurait bien aimé écrire un peu de code, mais qui aura finalement passé son temps à préparer ses pitchs, communiquer et gérer son projet.
  • Alix, le grand petit frère de Baptiste, technicien passé commercial dans son entreprise, toujours disponible pour filer un coup de main sur mes problèmes d’alignement CSS (merci!).
  • Et moi, le geek qui va passer son temps sur son ordinateur parce qu’il faut bien créer un produit (en l’occurrence la landing page et la maquette).
moolyns-team

Ça mouline chez Moolyns ! hehe …

Pitchfire !

A la fin du weekend, les projets sont jugés sur un pitch. C’est une présentation orale de 4 minutes qui a pour but de convaincre le jury du potentiel du projet.

Au moment ou l’on se réunit tous dans la salle pour pitcher les projets, la tension monte. Elle monte encore plus pour les pitcheurs, qui ont la pression et la fatigue d’un week-end de travail à 100%.

Sur le papier on était bien préparé. On avait fini les slides 15 minutes en avance (très large donc!), et Baptiste avait préparé son pitch une bonne partie de la journée. J’avais pu finir ma part du boulot avec la landing page et la maquette qui étaient en ligne.

Dans mon ancienne boite, on m’appelait Monsieur Démo. A chaque fois qu’il fallait présenter le produit, c’était pour bibi, j’étais l’expert technique sur les présentations commerciales. J’ai eu plusieurs fois à faire à l’effet demo, le truc qui marche depuis des mois, mais qui ne fonctionne plus au moment ou on veut le montrer au client.

C’est Moolyns, notre projet, qui ouvre le Pitchfire. Mais l’effet démo a rapidement montré son côté vraiment méchant. Après quelques trous de mémoire de notre pitcheur arrive l’impossible : l’ordinateur de présentation tombe lourdement du pupitre. Le public décroche complètement, obnubilé par les organisateurs qui essaient de remettre le PC en place, et notre pitcheur fini sans support visuel dans la confusion totale. Un moment difficile pour lui, mais je suis sûr qu’il est déja prêt à rebondir pour continuer à travailler sur son projet et le présenter ailleurs.

Avis aux techniciens productivistes

Le Startup Weekend est un mauvais endroit pour écrire un logiciel. C’est dommage, mais c’est la réalité. J’ai passé beaucoup de temps devant l’écran, en espérant atteindre un produit fonctionnel, mais je crois avoir battu mon record de non-productivité, et je n’ai finalement pu faire qu’une maquette. Il y a du bruit, on est très souvent interrompu, par les mentors pour écouter leurs conseils, par les organisateurs pour prendre des photos et des vidéos, ou par le reste de l’équipe pour échanger sur les idées, et les points à travailler en équipe.

Evidemment, c’est le jeu et je suis venu aussi pour ça, mais sachez le si vous souhaitez faire un Startup Weekend, il faut avant tout s’intéresser aux aspects stratégiques et marketing pour vraiment profiter de l’événement. La réalisation du produit est peu valorisée par le jury, et sortir le MVP est secondaire.

Si votre truc c’est le code et rien d’autre, vous feriez mieux de vous tourner vers d’autres événements plus techniques, comme les Game Jams par exemple.

Pourquoi vous devriez faire un Startup Weekend

Si vous souhaitez créer une entreprise innovante, aujourd’hui ou plus tard, vous devriez faire au moins un Startup Weekend. Vous pourrez approcher des professionnels spécialistes, vous allez rencontrer des gens qui fourmillent d’idées, et l’immersion est totale.

Que ce soit pour avancer sur votre propre projet, sur un projet fictif ou sur celui d’un autre, vous en apprendrez beaucoup plus qu’en lisant des livres ou en restant enfermé chez vous ! Surtout, vous pourrez rencontrer les personnes qui peuvent vous aider à faire les bons choix et rendre votre projet réel.

Faire un Startup Weekend, c’est être plongé dans un environnement qui nous pousse à prendre des risques, à avancer plus vite, et nous prouve que la réussite est possible à condition de se poser les bonnes questions.

Alors c’est décidé, je vais présenter TicTac Planning dans 10 jours aux flash-tests du salon RCOL et au coucours de pitch Pentalabbs deux semaine plus tard.

  • Bonjour Rémy, merci pour ton retour au sujet du Startup Weekend de Orléans.

    Pour ma part j’ai vécu ma première expérience en tant que mentor au Weekend Startup Compiègne qui étais la première édition également.

    Je rejoins parfaitement tes propos sur l’idée de participer à un startup weekend cela nous permets d’en apprendre beaucoup plus en 3 jours et également rencontrer du beau monde.

    Ce qu’il m’étonne (positivement) c’est que vous avez bénéficié de 4 minutes de pitch alors qu’à Compiègne ils avaient 60 minutes…

    Pour finir et à tous ceux qui liront cet article, foncez participez à un startup weekend c’est un bon investissement.

    • 60 minutes ?! Vraiment ? 6 minutes plutôt non ? ou même 60 secondes ?

      A Orléans et si mes souvenirs sont bons, c’était 60 secondes pour les pitchs d’introduction en début de week-end (sélection des projets), et 4 minutes à la fin du week-end pour convaincre le jury.

      • oui Je me suis trompé Je voulais dire 60 secondes pour les deux .

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